Tag Archives: abeilles

Un joli témoignage de réussite…

Un joli témoignage de réussite…

Oui, une Joli témoignage de réussite venant de Chris Audouard. Chris s’est équipé de 4 ruches-troncs l’année dernière qu’il a installé en Ardêche. Quelques notions d’apiculture mais sans plus. Par contre, porté par un outil essentiel en apiculture; la passion des abeilles et l’envie de bien faire afin que celles-ci (les abeilles) n’est pas à supporter et subir les tracasseries dû aux mauvaises manipulations et autres interventions intempestives inhérentes aux débutants en général. J’ai eu le plaisir de beaucoup discuter avec lui de son projet, il s’est penché sur mon livre consacré à l’apiculture spécifique aux  ruches-troncs et sur d’autres aussi j’espère…avec beaucoup d’attention.

Aujourd’hui il a la gentillesse de me faire part de son expérience et de ses avancées en apiculture.

Avec son accord je vous livre son témoignage.

« pas de souci du coté des ruches troncs,depuis enruchement tout se passe bien……..abeilles travailleuses et pas agressives
j’ai pas pû mettre de nourrissement car quand j’ai voulu le faire,pas de place car les abeilles avaient construits même en dessous des croisillons…….
mais elles ont bien passées cet hiver rigoureux et même après un printemps pas terrible,je viens de faire la récolte et toutes étaient pleines de miel……….belles surprises et belles émotions………
j’ai récolté 10kg de miel et 2 kg de cire
par contre un peu barbare pour la récolte quand on coupe et sort les brèches…….
c’est surtout d’enlever la clé du milieu le plus dur mais on a trouvé astuce avec une barre pour faire levier ………..
pendant le récolte tout c’est bien passé et abeilles trés calmes,pas du tout agressives, pas de piqures……..;
par contre ensuite elles étaient toutes dehors contre le tronc à battre le rappel
j’ai mis les brèches dans un tamis et couper opercules,avec chaleur le miel s’est écoulé tout seul…….
à ton avis je laisse maturé le miel combien de temps?
donc là j’ai vu un cycle complet pour la ruche tronc depuis enruchement à la récolte…….
franchement même pour un novice c’est accessible,faut juste prendre son temps car c’est sur moins rapide que ruche cadre…….mais quand meme beaucoup plus d »émotions et de plaisirs…….
j’ai aussi relu ton livre,génial…….
a+ »

« j’étais aussi été surpris par la douceur et non agressivité des abeilles car on a mis quand même 1h pour faire les 4 ruches troncs
aujourd’hui je suis allé les voir et elles ont repris leurs train train habituelle……….
Comme je te l’ai dit je ne trouve pas qu’il y ait de difficultés insurmontable pour les ruches troncs,il y a surtout plus de contact avec les abeilles et il faut prendre le temps de faire les choses,c’est ça aussi le rythme de la nature………;en tout, de belles émotions et une belle expérience
a+ »

 

Merci Chri pour ton témoignage qui prouve que les ruches-troncs ne sont pas seulement un élément de décor, une vitrine, dans nos Cévennes. Elles sont et restent ce que les abeilles préfèrent  depuis des millions d’années, en terme de protection de leur équilibre biologique et social.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les ombres qui apparaissent n’ont pas les lueurs de l’espoir…

Les ombres qui apparaissent n’ont pas les lueurs de l’espoir…

Les ombres qui apparaissent n’ont pas les lueurs de l’espoir…

J’ai côtoyé mes premières abeilles il y a plus de trente ans… Depuis, l’apiculture a accompagné toutes les étapes de ma vie.
Mais au-delà de l’apiculture, au delà des techniques, des savoir faire, des connaissances, de l’exploitation (puisqu’il y en a eu)… j’ai toujours éprouvé une fascination particulière et affective pour ce peuple ailé.
Cela s’est traduit par une attitude régulière de ma part: des heures passées, presque quotidiennement, à la simple observation des planches de vol.
Ces instants qui pouvaient être de courts moments, suffisaient à me permettre d’entrer en osmose avec un autre monde. Et cela m’était nécessaire. Je ne mentirais pas en disant que bien souvent je me sentais bien plus proche de ce monde des abeilles que de celui de mes contemporains…

Aujourd’hui je me rends compte que s’asseoir sur une pierre, face à une ruche et laisser la magie de l’observation et de la communication opérer, est devenu impossible, voir insupportable.
Nous ne pouvons plus dialoguer avec nos abeilles. Nous ne pouvons plus apprendre d’elles les secrets qu’elles laissaient échapper sur la planche de vol. Elles sont en guerre. Et ce qu’elles laissent paraître de leur intimité dorénavant n’est plus que stress, peur, défense, désarrois et angoisse.
Fini pour elles les longues balades sur le fronton des ruches ensoleillées, qui laissaient comprendre que même chez les abeilles le farniente avait son importance… Aujourd’hui s’attarder en dehors de la ruche est un risque à ne pas courir…
Fini les beaux atterrissages des butineuses qui revenaient des champs…Aujourd’hui dans la précipitation, la peur d’être kidnappées, elles s’écrasent et même parfois ratent la planche de vol…
Fini les départs aux champs, ou elles prenaient le temps, avant de s’élancer, d’inspirer fortement, de s’alléger au maximum…Aujourd’hui elle sortent comme des balles de fusil pour percer le barrage mortel des assaillants meurtriers.

Oui, parce qu’aujourd’hui, chaque ruche, chaque colonie, qu’elle soit sauvage (s’il en reste…) ou de rucher, doit faire face du tôt matin à la tombée de la nuit, aux attaques incessantes des frelons asiatiques.
A chaque envol, à chaque retour, la partie de poker se joue. Coup de poker qui conduira la perdante à être kidnappée, découpée et broyée en une infâme bouillie.

S’asseoir devant sa ruche aujourd’hui n’a plus rien de la belle sérénité des bons moments d’hier. Le bourdonnement apaisant de la colonie, celui des butineuses dans leurs allées et venues ont disparu. Etouffés par celui, menaçant et mortel des frelons en chasse, aux aguets.

Je trouve que le monde des abeilles fini par beaucoup ressembler au notre.
Et je ne suis pas certain qu’elles y gagnent au change.

LES GARDIENNES (Abeilles) et « L’abeille de Tian’anmen » (VIDEO)

LES GARDIENNES (Abeilles) et « L’abeille de Tian’anmen » (VIDEO)

LES GARDIENNES (Abeilles) et « L’abeille de Tian’anmen » (VIDEO)

Tout commence par un plan fixe.
Un plan fixe pour observer l’attitude défensive des gardiennes face aux attaques des supers prédateurs que sont les « Frelons Asiatiques ».
Collées l’une à l’autre, en ligne sur la planche de vol, elles forment un rempart entre les assaillants et l’entrée de la ruche.
Une fois de plus on constate que les abeilles tirent le principal de leur force et de leur efficacité du collectif. Elles sont dix, vingt, pattes contre pattes, ailes emmêlées, les antennes dressées et il semble que rien ne pourrait venir ébrécher ce mur de volonté à ne rien céder…

Et puis voilà que l’on tombe sur une séquence exceptionnelle…
Une séquence qui démontre que chez l’abeille existe aussi une hiérarchie dans le comportement lié au courage.
On le connaît le courage. C’est ce qui fait agir malgré les retenues de la peur.
Mais au delà du courage collectif des gardiennes, qu’y a t’il?
Peut être l’héroïsme d’un seul individu! Un individu qui sait faire face, seul, aux monstres guerriers que sont les frelons asiatiques. Un individu qui se met en avant, qui ne s’écrase pas, bien qu’il soit totalement désarmé face à l’invincible tueur.
Je vous propose de rencontrer cet individu que personnellement je qualifie d’héroïque, dans cette courte vidéo.

WEEK-END REALISATION DE VOTRE RUCHE-TRONC.

WEEK-END REALISATION DE VOTRE RUCHE-TRONC.
WEEK-END REALISATION DE VOTRE RUCHE-TRONC.

WEEK-END REALISATION
DE VOTRE RUCHE-TRONC.

2018

Le but.
La ruche-tronc fait partie du patrimoine traditionnelle Cévenole. Les techniques qui permettent sa réalisation, bien qu’ancestrales, sont précises.
Ce week-end d’apprentissage et de réalisation vous permettra d’aborder pratiquement ces techniques et de réaliser ce qui sera et restera durant de longues années, votre réalisation, votre ruche-tronc. Et cela, dans son intégralité.

Le lieu.
Le « Mazeldan ». Un mas typique des Cévennes, dans un cadre unique et à environ 800mètres d’altitude (Latitude: 44°13’56.36″N. Longitude; 3°39’9.18″E )
Vous êtes accueilli par la famille BOISSIER. Famille d’éleveurs (moutons, vaches) mais aussi très attachée à faire connaître leur pays, leurs traditions, leurs paysages…
Vous pourrez loger dans les chambres individuelles du gîte « tout confort »;
http://www.bienvenue-a-la-ferme.com/languedoc-roussillon/lozere/barre-des-cevennes/ferme/le-mazeldan/265557

Le programme.
Les troncs mis à votre disposition sont préalablement écorcés et mis aux dimensions.
Les lauzes sont ébauchées et prêtent à la taille.
La suite sera; creusage du tronc, réalisation du logement des clés, des clés, croisillons, trou de vol et taille de la lauze.
Dans la mesure du temps qu’il pourra nous rester et de la météo, une visite au rucher-tronc peut être possible. De plus des opérations de transvasements de colonies dans des ruches-troncs sont prévues. Vous pourrez participer à ces opérations dans la mesure où la météo le permet.
Ceux qui le désirent pourront partir avec leur ruche-tronc .

Votre participation.
Bien évidement s’inscrire. Attention, le nombre de place est limité à 5 personnes.
Le week-end débute le samedi à 9h et s’achève le dimanche vers 17h.

Vous devrez me précisez le jour de votre arrivée. Certains venant de loin préféreront sans doute d’arriver le vendredi soir.

Le tarif.
La participation au week-end:                                                                   150€

Si vous arrivez le vendredi soir: Repas, nuitée et petit déjeuner:             45€
Le samedi et dimanche; 1pique-nique, 1repas, 1nuitée,
1petit déjeuner, 1pique-nique:                                                                     61€

Vous désirez partir avec votre ruche:                                                           90€

Les dates.

24 et 25 Mars 2018
21 et 22 Avril 2018

et le 12/13 Mai 2018

Inscription.

GIORGI HENRI
MAS CROS VIEL
RTE DE MIALET
30270 SAINT JEAN DU GARD

TEL.06.33.35.99.05
Mail: giorgi.henri@orange.fr
Site: igoir.com

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VISITE D’UN RUCHER-TRONC

VISITE D’UN RUCHER-TRONC

Visite rapide d’un rucher-tronc Cévenole encore habité d’abeilles. Certaines de ces ruches-troncs peuvent avoir dans les 200 ans. La visite consiste à évaluer l’état des colonies et faire des prélèvements d’abeilles afin de déterminer leur origine (abeilles noires locales).

100 000 00 d’années pour ça!

100 000 00 d’années pour ça!

La journée est estivale, chaude, ensoleillée…Les prairies semblent avoir été créées par un peintre amoureux, tant elles flamboient sous la couleur des fleurs…En lisière des bois, les acacias voient pendre les grappes lourdes de leur fleurs odorantes, enivrantes… Et pourtant… La nature est silencieuse. Il manque un bruit de fond. Ce bruit que nous n’entendions plus, tellement il faisait partie de nous même, de notre vie, de notre sérénité…Ce bruit doux, rassurant, celui qui pour la plupart d’entre nous représentait l’été, les vacances, la maison des grands parents, le jardin magique aux milles odeurs… Ce bruit, le bourdonnement des abeilles. Il a quasiment disparu !

La petite Lisa qui demandait à son grand père ; -Où elle habitent les abeilles papi ? » Ne verra plus qu’un doigt tendu vers les quelques ruches disposée au fond du verger ;

-Avant, elles habitaient là bas…mais… !

rucher vide

Les abeilles vont disparaître.

Vous ne le remarquez sans doute pas, mais les populations naturelles ont DEJA en grande partie disparu. Il y a quelques années en arrière (disons une génération) nous trouvions un nombre important de colonies d’abeilles sauvages dans les vieux châtaigniers, les murs de pierres, les rochers…Il était facile de peupler son rucher avec les essaims sauvages qui parcouraient notre ciel… Aujourd’hui les arbres creux restent vides. Vous pouvez parcourir des hectares de châtaigneraies…

Ne cherchez pas...il est vide!

Ne cherchez pas…il est vide!

vous ne trouverez pas un essaim d’abeilles.Vous pouvez observer les prairies fleuries…celles qui bruissaient et qui résonnent peut être encore dans vos souvenirs d’enfant…vous n’y verrez que les rares abeilles probablement issues des populations d’un rucher voisin.

Le constat est amer pour qui aime la nature. Pour qui sait l’importance des abeilles dans l’équilibre de cette nature . Pollinisation…diversité entomologique…plus simplement respect du vivant…

Mais que se passe t’il ?

Réchauffement climatique… ? Celui là a bon dos. On lui octroie toutes les sources de nos angoisses et même s’il est évident qu’il participe largement aux transformations actuelles et à venir de notre monde, il reste bien pratique pour justifier l’inexplicable , l’irraisonné et l’irraisonnable !

Pesticides répandus par l’agriculture intensive ? Là, il y a fort à parier que nous tenons un présumé coupable, très, très coupable. Mais comme il a les moyens de se payer d’excellents avocats et de non moins excellents arguments « finance-faim-dans-le monde-emplois », les abeilles, en victimes, n’ont guère à espérer la moindre reconnaissance.

Les méthodes intensives d’exploitation des abeilles… ?  Méthodes intensives d’exploitation . Oups, le vilain groupe de mots !

La ruche à cadres n’a pas été conçue pour le bien être des abeilles. Qui le penserait, se mettrait le doigt dans l’œil bien profond. Les cadres mobiles sont certes bien pratiques. Tout à fait rationnels. Ils permettent une pénétrations totale dans l’intimité de la colonie. La ruche à cadre est un livre d’histoire naturelle dont les pages sont les cadres. Il suffit de parcourir les indices qu’ils recèlent pour découvrir la vie passée, présente et parfois à venir de la colonie.  Hélas pour les abeilles !

Opération chirurgicale

Opération chirurgicale

Nous, êtres humain, nous savons bien que le moindre déraillement dans le comportement d’une des fonctions de notre organisme peut nous mener sur une table d’opération. Anesthésie, ouverture du corps, tripatouillage de tel ou tel organe, saignement abondant, soins, fermeture de la plaie béante, réveil, traumatisme post opératoire plus ou moins marqué…Enfin, le commun d’une opération chirurgicale… Chez l’être humain qui a eu à subir une opération, on envisage un espace temps nécessaire à sa réintroduction dans le système de fonctionnement de ses capacité à vivre normalement.

Pour l’abeille… la ruche refermée après ouverture, manipulation des cadres, remplacement de tel élément, tripatouillages plus ou moins adroits, on imagine, la conscience tranquille, que notre action à été bénéfique, voir indispensable…. Que seraient les abeilles sans notre génie ! Mais pensez vous que l’ouverture d’une ruche et les manipulations entreprises soient autre chose qu’une opération chirurgicale.

Le comportement de chaque cellule-abeille est parfaitement orchestré au service de l’équilibre vital de la colonie. L’ordonnancement des rôles de chacune est minutieusement établi minute par minute. Les fonctions qui régissent l’intérieur de la colonie sont les mêmes qui régissent celui de n’importe quel organisme vivant. Les réactions biologiques, sociales, physiques ou psychiques sont actives en permanence afin de maintenir cet équilibre vital. La « visite » d’une ruche à cadre ne peut se faire sans conséquences graves ; Extraction de cadres, cellules écrasées, vidées, épanchement de miel, abeilles-cellules tuées, perte de chaleur ou au contraire surplus de chaleur dûe à la désorganisation de la chaîne de climatisation dans la ruche, désorganisation générale de la grappe…Un traumatisme invisible, mais bien réel. Un affaiblissement de l’efficacité de toutes les fonctions… Il faudra plusieurs jours avant de retrouver un équilibre parfait.

...aprés ouverture!

…aprés ouverture!

C’est pourquoi, dans une optique d’apiculture non productiviste, il faut préconiser, il faut réhabiliter la ruche-tronc. Cette apiculture est celle du regard, du ressenti et du respect. La ruche tronc est une façon de dire ;

« Revenons en arrière et réfléchissons à ce que nous voulons »

1 Produire du miel ;

Par stimulations nutritionnelles irraisonnées !

Par sélection de reines devenues des formule 1 de la ponte !

Beaucoup de couvain ...mais peu de miel!

Beaucoup de couvain …mais peu de miel!

Par sélections de « races » données pour de supposées qualités qu’elles échangeront pour tout leur contraire dés l’hybridation naturelle survenue !

Par des déplacements géographiques successifs sur des aires de butinage dont les colonies ne sont pas obligatoirement coutumières !

C’est un choix. Un choix que j’ai fait alors que je voulais vivre de l’apiculture. Il n’y en avait pas d’autre. J’ai ainsi connu l’age d’or (il y a une trentaine d’années). Sans effort les ruchers se gonflaient d’eux mêmes de colonies dont le développement n’était entravé que des quelques maladies connues et facilement combattues. La règle à l’époque était simple ; avoir toujours à la tête de nos colonies de jeunes reines. Elles étaient garantes de fortes populations, et par là, de bonnes récoltes. Pourquoi a t-il fallu que nous répondions présent aux annonces mirobolantes qui nous venaient de part le monde et annonçant l’existence de « races » d’abeilles tellement supérieures à la nôtre. Notre bonne abeille noire. Des noms prestigieux ont apparu ; La Buckfast…venue d’Angleterre, la Carnolienne nous faisait des signes des Carpates, la Caucasienne de Géorgie et même l’Italienne qui pourtant avait du mal avec les longs hivernages…J’en oublie sûrement. Ce que je n’oublie pas, c’est que cette folie de ne voir qu’avantages dans le pré voisin, nous a détourné de l’essentiel en apiculture ; Le respect de l’existant. Cet existant qui s’est bâti sur des millions d’années de formation, de résistances, de combats, d’adaptations et qui possède en lui toutes les qualités propres à un lieu, à un environnement qu’il connaît jusqu’au fond de ses gènes. La punition n’a pas traîné. Varroa est arrivé (se serait lui faire trop plaisir que de vous le présenter…Allez donc faire sa connaissance sur internet! )

L Varroa est arrivé parce que nous l’avons fait venir. Parce que nous voulions « mieux » que ce que nous avions. Parce que nous ne savons pas qu’en important une espèce vivante nous avons toutes les chances d’importer avec elle ses parasites.

Il ne suffisait pas des nouveaux traitements chimiques sur les grandes cultures ; Colza, tournesol…

epandage colza

Traitements épandus en dépit du bon sens sur la fleur, au milieu des abeilles et autres insectes butinant et pollinisateurs. L’ennemi cette fois s’attaquait directement à l’organisme et au développement des essaims. De 10% d’augmentation annuelle et naturelle d’un cheptel on passait à 70% de perte de cheptel en deux ou trois années. La réaction du monde apicole fut à l’image de sa stupide inconscience ;

Panique!

Je parle là des années 1985…1990. Aujourd’hui 2014…la panique est toujours à bord. Le Varroa est partout ; Il ne connaît aucune limite d’invasion. Son principe d’attaque est simple ; Il se répand par abeilles interposées, profite des transhumances et des mélanges de population pour étendre son empreinte sur tout ce qui est abeille. Il se reproduit dans la ruche même, au sein du couvain des faux bourdons.

varoa en cellule

Il vampirise les abeilles (on peut en apercevoir de nombreux sur une seule abeille) jusqu’à épuisement et mort de celle ci. Sa prolifération est telle, qu’en trois années, il met au tapis ce qui pouvait être une forte colonie.

Dans cette histoire, ce qui devrait nous inciter à la plus grande humilité, n’est pas le fait d’avoir commis la bêtise d’introduire dans notre cheptel son pire ennemi. Ce serait plutôt la constatation que nous ne savons pas comment nous en défaire. Ce que je décris là, n’est que le fruit d’un comportement inhérent à l’espèce humaine (et aux vaches) ;

vache

L’herbe, dans le pré voisin est tellement meilleure…!

2 Faire de l’apiculture…pour les abeilles.

Le deuxième choix pour ceux qui ne désirent pas vivre de l’apiculture, pour ceux qui n’ont pas vocation à être des supers producteurs de miel, pour ceux qui portent un regard attentif et responsable sur leur environnement, est simple; Offrir aux colonies d’abeilles des zones de vie protégées. Accompagner une ou plusieurs colonies, en être responsable dans la mesure de ses connaissances et permettre, voir favoriser, un  essaimage naturel qui pourrait être comparé à un réensemencement des zones désertées par l’abeille.

Ce ne serait déjà pas si mal…Non!

Pour cela quelles conditions faut t’il réunir?

Un espace maîtrisé et sûr. Un espace personnel. L’aventure n’est jouable que si les conditions d’installation d’une RUCHE_TRONC sont parfaitement établies dans la durée, la stabilité et la sécurité.

st maurice de ventalon 008

Des notions, non seulement d’apiculture, mais plus encore, de bonnes connaissances de la vie des abeilles; anatomie, physiologie, comportement…bref tout ce que l’on peut découvrir avec passion dans la littérature spécialisée. Il est impossible d’accompagner un aveugle si nous même nous somme frappé de cécité. Ne comptez pas sur les abeilles pour vous prendre par la main. Elles ne vous connaîtrons jamais. C’est à vous d’avoir le sens et le jugement du chemin à parcourir avec elles. Il en va de leur survie et de votre satisfaction à vivre des moments de grands bonheur en leur compagnie. Sachez qu’avec les abeilles, l’instant présent où tout se passe parfaitement bien, peut trés vite déraper et donner lieu à des situations difficiles et douloureuses. Les connaitre bien, c’est savoir ne pas déclencher cette volte face dont nous sommes souvent les responsables.

Enfin ce qu’il faut aussi, c’est accepter de n’être payé en retour de nos efforts et de nos soins que par le résultat de l’idée qui a motivé notre démarche. Le résultat  sera l’essaimage. Un essaim parti de notre RUCHE-TRONC est une graine précieuse plantée dans notre environnement. Ou ira t’il si nous ne le récoltons pas? Que deviendra t’il…? Cela, c’est l’histoire de la nature. Nous offrons la graine, et elle, sont immensité à repeupler…

Le petit plus sera une modeste récolte de miel…Mais quel miel! 

Suite au prochain numéro