Il y a quelques 100000000 d’années, les abeilles « apparaissent » dans un environnement qui leur est favorable. Fleurs à corolles et nectaires gavés de nectar. Les échanges inter espèces vont pouvoir commencer. Le nectar (énergie) coule en abondance, le pollen (protéine) est produit à la pelle…Mille espèces florales  proposent leurs produits nourriciers contre l’échange d’une pollinisation bénéfique, à la fois pour l’espèce végétale qui ainsi assure sa survie et son expansion et pour l’espèce animal qui voit dans cette pollinisation un investissement d’avenir.  C’est Byzance à tous les comptoirs.

Pour les abeilles le choix est de vivre en communauté. Des lois, des règles de vie, d’entraide, de fonctionnement prennent forme par nécessité. Un équilibre vital prend naissance. L’union fait la force reste la principale devise de ce monde ailé. Reste à installer la tribu dans un lieu propice à l’extension, à la sécurité, à la protection environnementale et surtout au stockage des provisions. Dans la terre? Comme certaines  cousines éloignées…? Non! Le ras des pâquerettes est trop mal fréquenté.C’est la porte ouverte à toutes les invasions, les pillages, les rapines de toutes sortes et  en plus, pas vraiment adapté au genre de produits élaborés par les abeilles. Un abri se doit d’être digne des espérances de longévité prétendu par l’instinct de nos abeilles…L’idéal est là. A porté d’ailes. La foret en regorge. Se sont les arbres qui offrent cette opportunité des plus parfaite. Le vieillissement, la maladie, les coups durs de la vie (foudre), les attaques de parasites se traduisent bien souvent chez l’arbre par le dépérissement de ses fibres intérieurs. D’où, d’intéressantes cavités mises à disposition pour tout ceux en recherche d’abri; oiseaux, petits mammifères, rongeurs, serpents… L’abeille se met sur les rangs des demandeurs  et va trés vite en devenir la principale occupante. L’arbre ruche est né.

Les hommes, qui voient dans le miel une richesse sans égal, sauront trés vite exploiter cette manne. Les expéditions, bien que rentables, sont acrobatiques et souvent dangereuses. Suspendus par des lianes aux branches les plus hautes de l’arbre aux abeilles, face à un peuple en colère et chargé d’aiguillons venimeux,  sans protection particulière, juste munis d’un panier en peau et d’une poignée de paille fumante, l’ opération devait être éprouvante…

C’est sans doute au revenir d’une de ces expéditions, probablement douloureuses, que l’idée germe d’une exploitation un peu plus rationnelle.

Le raisonnement est simple. L’habitat naturel des abeilles est l’arbre.Ne suffit t’il pas tout simplement de ramener cet arbre à proximité du village. Voir même de rassembler plusieurs arbres au même lieu…! Ainsi plus d’expéditions lointaines et incertaines et la source de miel à portée de main… Il semble aussi assez naturel de ne prendre que la partie de l’arbre qui contient les abeilles…Juste un tronc!

La ruche tronc est né.

st maurice de ventalon 008

2 Responses »

  1. Très belle rhétorique sur le sujet, mais la ruche tronc est peu pratique comparée à la ruche à cadres mobiles qui a été inventée justement pour ces qualités.

    • Oui….ses qualités. Qualités concernant surtout les méthodes et la technicité apicole de productivité, de rentabilité, de manipulations en tout genres, de sélection…..bref des qualités qui ne concernent en rien la vie, la biologie, le respect des équilibres de la vie des abeilles. La ruche a cadrés a donné au miel la valeur de la pâte à tartiner…Mais comme beaucoup de belles inventions…..c’est une belle invention.

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