Tag Archives: ruches

Bravo…PERMATERRA!

Bravo…PERMATERRA!

 Ils sont jeunes (pour la plupart, mais les vieux comme moi ont aussi leur place), dynamiques, entreprenants et surtout réalistes. Lorsque le pessimisme me gagne, je pense à leurs actions, leurs idées et les réalisations concrètes proposées par l’association « Permaterra »…. Et cela me redonne espoir dans l’avenir!

Je laisse place à leur concept;

La biosphère est fragile.
Parfois, trop préoccupés, nous oublions que nous vivons un miracle. Face à la crise systémique contemporaine, notre génération a une opportunité de redessiner nos lieux de vie, nos modes de vie, nos sociétés.  Ce travail est fondamental. Nous pouvons construire un monde soutenable grâce à des conceptions conscientes de lieux et d’organisations humaines inspirées de la nature. Pour les particuliers comme pour les professionnels du vivant, Permaterra est un espace privilégié, une plateforme d’échanges pour la régénération des paysages, des communautés et de soi. Nous vous invitons à partager la permaculture, l’agriculture régénérative et la connaissance de Soi à travers des actions concrètes par le design, la formation.

https://www.youtube.com/watch?v=iQttLf6Ie44#action=share

Rendez visite au site de Permaterra; https://www.permaterra.fr/

MES LIVRES DE L’ÉTÉ ( et peut être les vôtres pour cet hiver…)

MES LIVRES DE L’ÉTÉ ( et peut être les vôtres pour cet hiver…)

DES LIVRES A NE PAS MANQUER …

Si! Bien entendu « on » peut les manquer… Mais ce serait dommage.

Je vous présente trois livres ; hors milieu apicole, hors techniques savantes ;

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L’un présenté en triptyque littéraire ;

« Une histoire des abeilles » de Maja UNDE. (Pocket).

Trois personnages, trois périodes différentes, mais un point commun ; l’abeille. Une construction littéraire très originale, une écriture dans laquelle on plonge avec délectation. Histoire d’un hier, histoire d’un présent et histoire d’un avenir tellement d’actualité aujourd’hui.

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Un autre ; Court roman, mais si bien mené que nous y découvrons toutes les facettes de l’humanité ; les sinistres tentacules du mal absolu qui viennent de temps à autre frôler notre fragilité, et la puissance du simple amour pour la terre, les abeilles et les hommes. Le tout en 215 pages superbement écrites.

« L’amas ardent » de Yamen MANAI. (J’ai lu).

Ou l’on se rend compte que si les abeilles souffrent des attaques de « Vespa velutina », l’homme lui-même se charge de créer ses propres démons.

L’actualité des perversités humaines est là, à se développer sous nos yeux, mais, bien heureusement, pas seulement… De l’amour simple pour la nature et pour ses « filles » (abeilles), Le Don, le personnage principal nous donne une fameuse leçon d’apiculture pleine d’humanité et d’intelligence…

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Enfin un superbe livre de photos que l’on pourrait qualifier de « photos artistiques-scientifiques ». L’auteur(e) est Myriam LEFEBVRE;

Myriam Lefebvre est chercheuse dans l’âme. Elle allie les sciences de la nature à celles de l’humanité pour mettre en évidence les interconnexions complexes du monde vivant et sa formidable capacité de transformation et d’adaptation. Elle approfondit ce qui l’émerveille, depuis la création de l’univers jusqu’à la communication vibratoire des abeilles mellifères, en passant par les grandes migrations animales, les chants d’oiseaux ou les effets de la musique et de la pensée sur le bien-être et la santé. Il y a bien longtemps, son chemin a croisé celui des abeilles mellifères. Depuis lors, elles l’invitent à suivre le leur. À vrai dire, elles ne lui laissent pas vraiment le choix ! Aujourd’hui, les abeilles la guident dans son exploration des phénomènes conscients et de ce qui unit les espèces animales et végétales de notre planète.

« ETRE ABEILLE » Portraits et petites histoires inédites. De Myriam LEFEBVRE. (auto édition). 147 pages. 26€

 

De simples et belles photos d’abeilles ?
Bien cadrées, belles lumières et poses artistiques ?
Oui. Certes les photos sont artistiquement exceptionnelles. Au point que l’on oublie avoir affaire à des clichés. Les abeilles sont là, physiquement, à nous narguer, nous séduire, nous émerveiller, nous questionner…
J’ai eu la chance exceptionnelle de rencontrer Myriam Lefebvre dans l’intimité de nos deux seules présences au temple et face à chacune des photos qu’elle exposait.
Myriam est avant toute chose une chercheuse en éthologie. Une chercheuse telle qu’on put l’être en leur temps des François Hubert (Toujours accompagné de son valet Burnens, puisque aveugle, et qui découvrit tant de choses essentielles sur la vie des abeilles), des Karl Von Frisch dont les observations lui permirent de découvrir une grande partie du langage des abeilles, les multiples danses communicatives (prix Nobel 1973)…et quelques autres encore.
 
Après s’être essayée aux études et expériences en laboratoire de recherches éthologiques, elle a découvert une chose importante sur elle-même, une chose qui allait avoir une grande importance sur la suite qu’elle donnait à sa passion professionnelle; les laboratoires n’étaient pas faits pour elle. Le « stockage » d’abeilles dans des cages de verre attendant d’être occultées, expertisées, disséquées, autopsiées n’était pas la conception qu’elle avait pour mener ses recherches.
Myriam voulait « entrer en communication » avec l’étrange peuple ailé de la même façon qu’à pu le faire Diane Fossey  pour les gorilles. 
Par le rapprochement, par la douceur et la présence permanente, par l’observation minutieuse et mille fois répétée des comportements, des attitudes, des contacts précis des abeilles entre elles.
Aussi, quoi de mieux que la macro photographie pour fixer la succession des mouvements, des postures, des attitudes, pour fixer les centièmes de seconde que l’œil, même agile, ne perçoit que fugacement, mais qui dévoileront par la suite tant d’expressions et de découvertes…
 
Lorsque l’on quitte les clichés du regard du simple voyeur et que l’on écoute Myriam nous conter le contexte de la posture de cette abeille dressée sur ses pattes arrières et engagée dans ce qui semble être une figure de danse contemporaine, on comprend que derrière notre vision courante et commune de l’insecte qui n’agirait que par instinct, par mécanique biologique pure, se cache une grande ignorance d’un monde qui nous échappe.

Ce magnifique ouvrage de photos est à commander directement chez Myriam LEFEBVRE ; myriam.lefebvre@gmail.com

LES GARDIENNES (Abeilles) et « L’abeille de Tian’anmen » (VIDEO)

LES GARDIENNES (Abeilles) et « L’abeille de Tian’anmen » (VIDEO)

LES GARDIENNES (Abeilles) et « L’abeille de Tian’anmen » (VIDEO)

Tout commence par un plan fixe.
Un plan fixe pour observer l’attitude défensive des gardiennes face aux attaques des supers prédateurs que sont les « Frelons Asiatiques ».
Collées l’une à l’autre, en ligne sur la planche de vol, elles forment un rempart entre les assaillants et l’entrée de la ruche.
Une fois de plus on constate que les abeilles tirent le principal de leur force et de leur efficacité du collectif. Elles sont dix, vingt, pattes contre pattes, ailes emmêlées, les antennes dressées et il semble que rien ne pourrait venir ébrécher ce mur de volonté à ne rien céder…

Et puis voilà que l’on tombe sur une séquence exceptionnelle…
Une séquence qui démontre que chez l’abeille existe aussi une hiérarchie dans le comportement lié au courage.
On le connaît le courage. C’est ce qui fait agir malgré les retenues de la peur.
Mais au delà du courage collectif des gardiennes, qu’y a t’il?
Peut être l’héroïsme d’un seul individu! Un individu qui sait faire face, seul, aux monstres guerriers que sont les frelons asiatiques. Un individu qui se met en avant, qui ne s’écrase pas, bien qu’il soit totalement désarmé face à l’invincible tueur.
Je vous propose de rencontrer cet individu que personnellement je qualifie d’héroïque, dans cette courte vidéo.