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Plantez, plantez, plantez…!

Plantez, plantez, plantez…!

Là ou Jean Giono, Philippe Noiret et… »L’homme qui plantait des arbres » nous transportent vers ce qui aujourd’hui pourrait être l’essentiel;

Semer la vie.

https://www.youtube.com/watch?v=iwU85WUZPqk

Il reste du beau monde…

Il reste du beau monde…

Il reste du beau monde.

 

De par mon boulot au cœur du monde  des abeilles,  j’ai rencontré bien du monde ; Quelques illuminés, des passionnés, des passionnants, des savants, des débutants, des curieux, des détestables, des devenus-amis, etc, etc… Et je remercie l’apiculture de m’offrir ce privilège  d’ouverture sur une vie aussi passionnante.

Ce qui me touche le plus sont sans conteste les « démarrages ». Une passion venue dont ne sait où, une prise de conscience qui dit que l’on doit agir, un rêve chargé des parfums d’une « Madeleine » de Proust, et voilà un navire qui largue ses amarres pour aller voguer sur une mer inconnue. Les horizons sont vastes en apiculture et les destinations toujours incertaines. On part, on ne sait où, à la rame, à la voile, rarement au moteur, car il faut que le temps passe lentement si l’on veut que le voyage soit long et heureux.

Comme dans la plus part des spécialités, et cela de quelques ordres qu’elles soient, professionnelles ou de loisirs, le matériel tient en bonne place. Le premier réflexe du « démarrant » est de s’approprier et de s’entourer de toute une technicité rassurante. Il calme ainsi les angoisses inhérentes à ses inexpériences et pense ainsi conjurer le sort voué aux débutants, qui le ferait sombrer corps et âmes au premier grain.

A mon avis, voici dès la première amarre larguée, la première erreur de cap !

L’apiculture n’est pas une croisière de luxe. Rappelez-vous « le Titanic »… Un monstre de technicité, stoppé net dans son rêve  par quelques molécules de H²O. Il en est de même pour l’apiculture, comme pour la plus part des activités liées à la nature.

L’apiculture est un rendez-vous avec sois même dans un contexte de règles, de principes, de lois qui ne sont pas les nôtres. Et ce n’est bien entendu pas le matériel, fut-il de haute technicité, qui nous permettra de passer outre ces règles, ces principes et ces lois.

Nous devons nous présenter nus devant ce nouveau monde. La nudité c’est la page vierge à écrire des nouveaux mots appris de l’autre monde. Une autre culture, une autre approche du vivant, qui ne peuvent nous toucher et nous marquer qu’à la condition de notre nudité acceptée.

Un bout de bois issu des temps les plus anciens en contenant. Une peuplade, notre égale, en contenu, et notre envie d’entrer en contact étroit. Voilà l’apiculture telle qu’elle devrait entrer en nous. Accepter le voyage inversé, vers des horizons vieux de plusieurs millions d’années, revenir aux sources pour mieux comprendre, pour entrer en osmose, pour que les langages s’unifient et s’acceptent. Tout largage d’amarres se devrait de commencer là.

Parmi les amis rencontrés, beaucoup ont pris cette voie. ; Rejet du catalogue, miroir aux alouettes, ou s’exposent la technicité scintillante des Inox et plastiques, des pièges pervers dont les buts avoués sont de corrompre les règles, les principes et les lois des peuplades à exploiter.

La plus part ne veulent voir la vie qu’en tant que vie curieuse, vie admirable ou vie sacrée, peu importe. Ce qui compte reste le respect des lignes intangibles de la vie.

Ils sont ceux que j’appelle « le beau monde ». Parfois aussi « les Eveillés ».

« Le beau monde » parce que si le monde tel que nous le voyons aujourd’hui, nous fait peur, nous angoisse et nous déçoit, leur seule existence et leur multiplication, leurs actions alternatives intelligentes et leurs persévérances à ne pas être dans les règles homogénéisées et sclérosantes des technocraties établies, nous font espérer des jours meilleurs, des embellies pour demain.

Petit hommage à ce petit homme, « Tom ». Il pourrait être comme malheureusement beaucoup de ses congénères assoiffés de virtuel, adeptes d’un univers qui vous fait traverser la planète à coups de « clic » et qui d’une autre façon vous fais ignorer que respirer est le propre du vivant. Je ne le connais pas plus que ça, mais juste assez pour connaitre sa perspicacité, son acharnement, sa force créative, sa débrouillardise, son sens technique de la réalisation d’une ruche tronc (et d’une grosse en plus)… Voilà un « Eveillé ». Et en plus le monde de demain sera fait par lui et ses copains. Entrer en apiculture à 14-15 ans par la gouge, le ciseau à bois, la fabrication de ses propres outils spécifiques, et arriver à cette ruche magnifique…. Voilà qui donne de l’espoir pour demain. Chapeau l’artiste !  

Photo; « TOM »

Un joli témoignage de réussite…

Un joli témoignage de réussite…

Oui, une Joli témoignage de réussite venant de Chris Audouard. Chris s’est équipé de 4 ruches-troncs l’année dernière qu’il a installé en Ardêche. Quelques notions d’apiculture mais sans plus. Par contre, porté par un outil essentiel en apiculture; la passion des abeilles et l’envie de bien faire afin que celles-ci (les abeilles) n’est pas à supporter et subir les tracasseries dû aux mauvaises manipulations et autres interventions intempestives inhérentes aux débutants en général. J’ai eu le plaisir de beaucoup discuter avec lui de son projet, il s’est penché sur mon livre consacré à l’apiculture spécifique aux  ruches-troncs et sur d’autres aussi j’espère…avec beaucoup d’attention.

Aujourd’hui il a la gentillesse de me faire part de son expérience et de ses avancées en apiculture.

Avec son accord je vous livre son témoignage.

« pas de souci du coté des ruches troncs,depuis enruchement tout se passe bien……..abeilles travailleuses et pas agressives
j’ai pas pû mettre de nourrissement car quand j’ai voulu le faire,pas de place car les abeilles avaient construits même en dessous des croisillons…….
mais elles ont bien passées cet hiver rigoureux et même après un printemps pas terrible,je viens de faire la récolte et toutes étaient pleines de miel……….belles surprises et belles émotions………
j’ai récolté 10kg de miel et 2 kg de cire
par contre un peu barbare pour la récolte quand on coupe et sort les brèches…….
c’est surtout d’enlever la clé du milieu le plus dur mais on a trouvé astuce avec une barre pour faire levier ………..
pendant le récolte tout c’est bien passé et abeilles trés calmes,pas du tout agressives, pas de piqures……..;
par contre ensuite elles étaient toutes dehors contre le tronc à battre le rappel
j’ai mis les brèches dans un tamis et couper opercules,avec chaleur le miel s’est écoulé tout seul…….
à ton avis je laisse maturé le miel combien de temps?
donc là j’ai vu un cycle complet pour la ruche tronc depuis enruchement à la récolte…….
franchement même pour un novice c’est accessible,faut juste prendre son temps car c’est sur moins rapide que ruche cadre…….mais quand meme beaucoup plus d »émotions et de plaisirs…….
j’ai aussi relu ton livre,génial…….
a+ »

« j’étais aussi été surpris par la douceur et non agressivité des abeilles car on a mis quand même 1h pour faire les 4 ruches troncs
aujourd’hui je suis allé les voir et elles ont repris leurs train train habituelle……….
Comme je te l’ai dit je ne trouve pas qu’il y ait de difficultés insurmontable pour les ruches troncs,il y a surtout plus de contact avec les abeilles et il faut prendre le temps de faire les choses,c’est ça aussi le rythme de la nature………;en tout, de belles émotions et une belle expérience
a+ »

 

Merci Chri pour ton témoignage qui prouve que les ruches-troncs ne sont pas seulement un élément de décor, une vitrine, dans nos Cévennes. Elles sont et restent ce que les abeilles préfèrent  depuis des millions d’années, en terme de protection de leur équilibre biologique et social.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chez Maurice et ses abeilles heureuses…

Chez Maurice et ses abeilles heureuses…

Chez Maurice Rouvière…

Juste un petit passage chez Maurice. Maurice est un apiculteur à l’ancienne. Les techniques de l’apiculture scientifique contemporaine ne l’ont même pas effleurées. Pour lui les abeilles ne sont pas des « outils », pas du bétail à traire, pas des pompes à nectar et encore moins de la viande à ruche (si si, certains apiculteurs ne jugent de la valeur d’une ruche qu’en terme de quantité de « viande » qu’elle contient. Et oui…). Pour Maurice les abeilles sont des amies. Des amies très proches et très fragiles dont il faut prendre soin parce que leur environnement semble devenir de plus en plus hostile. Alors il a mit beaucoup de son énergie et de ses connaissances pour créer un petit coin de paradis pour ses abeilles.

D’ici quelque temps je vous le présenterai avec plus de détails, plus de profondeur et nous découvrirons ses ruches étonnantes à feuillets, d’autres horizontales sans cadres (cires gaufrée…berk!) et surtout sur les idées qu’il transmet sur les abeilles et l’apiculture…

Vous pouvez vous aussi retrouver Maurice Rouviere sur son site;