Author Archives: Henri

« UFC Que Choisir », débouté et condamné…

« UFC Que Choisir », débouté et condamné…

« Les abeilles se fendent la gueules »

« UFC Que choisir s’est pris une claque judiciaire pour diffamation envers Pollinis. A cette occasion, L’UNAF qui poussait « Que choisir » dans le dos, comme un sale gosse pas trés courageux peux le faire lorsqu’il s’agit de faire faire une bonne grosse bêtise aux copains, mais qu’il ne veut surtout pas prendre de risque, ne s’est pas présenté au tribunal ou pourtant son témoignage était attendu. « Allez y les mecs: Moi j’ai à faire au jardin…mais vous me raconterez hein? On a le courage qu’on peut!

En tous les cas nous on est bien content. Depuis le temps que les ragots, les méprisables diffamations couraient sur nos copains et cela dans un seul but; Semer la méfiance afin d’isoler et de discréditer Pollinis. Et  bien voilà, la chose est maintenant établie; UFC Que Choisir a choisi son camps (et apparemment pas le bon), quant à l’UNAF, Syndicat du productivisme à outrance, là, il n’y a rien à dire. On savait déjà.

Le lien; Pollinis

Plantez, plantez, plantez…!

Plantez, plantez, plantez…!

Là ou Jean Giono, Philippe Noiret et… »L’homme qui plantait des arbres » nous transportent vers ce qui aujourd’hui pourrait être l’essentiel;

Semer la vie.

https://www.youtube.com/watch?v=iwU85WUZPqk

 

Il reste du beau monde…

Il reste du beau monde…

Il reste du beau monde.

 

De par mon boulot au cœur du monde  des abeilles,  j’ai rencontré bien du monde ; Quelques illuminés, des passionnés, des passionnants, des savants, des débutants, des curieux, des détestables, des devenus-amis, etc, etc… Et je remercie l’apiculture de m’offrir ce privilège  d’ouverture sur une vie aussi passionnante.

Ce qui me touche le plus sont sans conteste les « démarrages ». Une passion venue dont ne sait où, une prise de conscience qui dit que l’on doit agir, un rêve chargé des parfums d’une « Madeleine » de Proust, et voilà un navire qui largue ses amarres pour aller voguer sur une mer inconnue. Les horizons sont vastes en apiculture et les destinations toujours incertaines. On part, on ne sait où, à la rame, à la voile, rarement au moteur, car il faut que le temps passe lentement si l’on veut que le voyage soit long et heureux.

Comme dans la plus part des spécialités, et cela de quelques ordres qu’elles soient, professionnelles ou de loisirs, le matériel tient en bonne place. Le premier réflexe du « démarrant » est de s’approprier et de s’entourer de toute une technicité rassurante. Il calme ainsi les angoisses inhérentes à ses inexpériences et pense ainsi conjurer le sort voué aux débutants, qui le ferait sombrer corps et âmes au premier grain.

A mon avis, voici dès la première amarre larguée, la première erreur de cap !

L’apiculture n’est pas une croisière de luxe. Rappelez-vous « le Titanic »… Un monstre de technicité, stoppé net dans son rêve  par quelques molécules de H²O. Il en est de même pour l’apiculture, comme pour la plus part des activités liées à la nature.

L’apiculture est un rendez-vous avec sois même dans un contexte de règles, de principes, de lois qui ne sont pas les nôtres. Et ce n’est bien entendu pas le matériel, fut-il de haute technicité, qui nous permettra de passer outre ces règles, ces principes et ces lois.

Nous devons nous présenter nus devant ce nouveau monde. La nudité c’est la page vierge à écrire des nouveaux mots appris de l’autre monde. Une autre culture, une autre approche du vivant, qui ne peuvent nous toucher et nous marquer qu’à la condition de notre nudité acceptée.

Un bout de bois issu des temps les plus anciens en contenant. Une peuplade, notre égale, en contenu, et notre envie d’entrer en contact étroit. Voilà l’apiculture telle qu’elle devrait entrer en nous. Accepter le voyage inversé, vers des horizons vieux de plusieurs millions d’années, revenir aux sources pour mieux comprendre, pour entrer en osmose, pour que les langages s’unifient et s’acceptent. Tout largage d’amarres se devrait de commencer là.

Parmi les amis rencontrés, beaucoup ont pris cette voie. ; Rejet du catalogue, miroir aux alouettes, ou s’exposent la technicité scintillante des Inox et plastiques, des pièges pervers dont les buts avoués sont de corrompre les règles, les principes et les lois des peuplades à exploiter.

La plus part ne veulent voir la vie qu’en tant que vie curieuse, vie admirable ou vie sacrée, peu importe. Ce qui compte reste le respect des lignes intangibles de la vie.

Ils sont ceux que j’appelle « le beau monde ». Parfois aussi « les Eveillés ».

« Le beau monde » parce que si le monde tel que nous le voyons aujourd’hui, nous fait peur, nous angoisse et nous déçoit, leur seule existence et leur multiplication, leurs actions alternatives intelligentes et leurs persévérances à ne pas être dans les règles homogénéisées et sclérosantes des technocraties établies, nous font espérer des jours meilleurs, des embellies pour demain.

Petit hommage à ce petit homme, « Tom ». Il pourrait être comme malheureusement beaucoup de ses congénères assoiffés de virtuel, adeptes d’un univers qui vous fait traverser la planète à coups de « clic » et qui d’une autre façon vous fais ignorer que respirer est le propre du vivant. Je ne le connais pas plus que ça, mais juste assez pour connaitre sa perspicacité, son acharnement, sa force créative, sa débrouillardise, son sens technique de la réalisation d’une ruche tronc (et d’une grosse en plus)… Voilà un « Eveillé ». Et en plus le monde de demain sera fait par lui et ses copains. Entrer en apiculture à 14-15 ans par la gouge, le ciseau à bois, la fabrication de ses propres outils spécifiques, et arriver à cette ruche magnifique…. Voilà qui donne de l’espoir pour demain. Chapeau l’artiste !  

Photo; « TOM »

LA VALLEE DES ABEILLES NOIRES;

LA VALLEE DES ABEILLES NOIRES;

LA VALLEE DES ABEILLES NOIRES.

En fait cette vallée, c’est celle du Haut Tarn. C’est à cet endroit, en aval de Pont de Montvert que se trouve le conservatoire des abeilles noires de notre association ; L’Arbre aux Abeilles.

Alors pourquoi cette vidéo sur « La moisson du sarrazin »… ?

Tout simplement parce que c’est l’aboutissement d’un projet démarré voici deux années et dont le but est de procurer aux abeilles une manne nourricière dans un secteur de moyenne densité mellifère. Des plantations d’arbres fruitiers locaux sont en cours de réalisation et 2 hectares de sarrazin ont été plantés cette année.

Mais pas seulement! Cliquez ici pour la suite

Je sais pas vous mais moi…

Je sais pas vous mais moi…

Je ne sais pas pour vous mais personnellement, même si je dois me priver d’un resto ou deux dans le mois, j’adhère et je participe au projet de ce film qui fera partie de l’édifice, de la digue, qu’il nous faut construire pour protéger notre environnement. Enfin, moi je vois ça comme ça!

https://bluebees.fr/fr/project/331-ruches-de-biodiversite

Un joli témoignage de réussite…

Un joli témoignage de réussite…

Oui, une Joli témoignage de réussite venant de Chris Audouard. Chris s’est équipé de 4 ruches-troncs l’année dernière qu’il a installé en Ardêche. Quelques notions d’apiculture mais sans plus. Par contre, porté par un outil essentiel en apiculture; la passion des abeilles et l’envie de bien faire afin que celles-ci (les abeilles) n’est pas à supporter et subir les tracasseries dû aux mauvaises manipulations et autres interventions intempestives inhérentes aux débutants en général. J’ai eu le plaisir de beaucoup discuter avec lui de son projet, il s’est penché sur mon livre consacré à l’apiculture spécifique aux  ruches-troncs et sur d’autres aussi j’espère…avec beaucoup d’attention.

Aujourd’hui il a la gentillesse de me faire part de son expérience et de ses avancées en apiculture.

Avec son accord je vous livre son témoignage.

« pas de souci du coté des ruches troncs,depuis enruchement tout se passe bien……..abeilles travailleuses et pas agressives
j’ai pas pû mettre de nourrissement car quand j’ai voulu le faire,pas de place car les abeilles avaient construits même en dessous des croisillons…….
mais elles ont bien passées cet hiver rigoureux et même après un printemps pas terrible,je viens de faire la récolte et toutes étaient pleines de miel……….belles surprises et belles émotions………
j’ai récolté 10kg de miel et 2 kg de cire
par contre un peu barbare pour la récolte quand on coupe et sort les brèches…….
c’est surtout d’enlever la clé du milieu le plus dur mais on a trouvé astuce avec une barre pour faire levier ………..
pendant le récolte tout c’est bien passé et abeilles trés calmes,pas du tout agressives, pas de piqures……..;
par contre ensuite elles étaient toutes dehors contre le tronc à battre le rappel
j’ai mis les brèches dans un tamis et couper opercules,avec chaleur le miel s’est écoulé tout seul…….
à ton avis je laisse maturé le miel combien de temps?
donc là j’ai vu un cycle complet pour la ruche tronc depuis enruchement à la récolte…….
franchement même pour un novice c’est accessible,faut juste prendre son temps car c’est sur moins rapide que ruche cadre…….mais quand meme beaucoup plus d »émotions et de plaisirs…….
j’ai aussi relu ton livre,génial…….
a+ »

« j’étais aussi été surpris par la douceur et non agressivité des abeilles car on a mis quand même 1h pour faire les 4 ruches troncs
aujourd’hui je suis allé les voir et elles ont repris leurs train train habituelle……….
Comme je te l’ai dit je ne trouve pas qu’il y ait de difficultés insurmontable pour les ruches troncs,il y a surtout plus de contact avec les abeilles et il faut prendre le temps de faire les choses,c’est ça aussi le rythme de la nature………;en tout, de belles émotions et une belle expérience
a+ »

 

Merci Chri pour ton témoignage qui prouve que les ruches-troncs ne sont pas seulement un élément de décor, une vitrine, dans nos Cévennes. Elles sont et restent ce que les abeilles préfèrent  depuis des millions d’années, en terme de protection de leur équilibre biologique et social.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LIVRE/DVD; Construire ses ruches-troncs

LIVRE/DVD; Construire ses ruches-troncs
LIVRE/DVD; Construire ses ruches-troncs

UN LIVRE ET DVD DES TECHNIQUES DE FABRICATION DE VOS RUCHES-TRONCS

Certes il faut trouver le tronc et la lauze…
Certes il faut l’outillage
Et puis…?
Il faut les techniques pour que la construction de vos ruches ne tourne pas à la galère ou à « l’amateurisme »
qui fera de votre ruche le cauchemar de vos abeilles (et le votre…)
Ce livret rassemble les techniques pour aller droit au but et faire de vos ruches troncs l’habitat idéal pour
vos abeilles, mais aussi des objets d’art naturel.
Le livret contient aussi des chapitres relatifs à l’apiculture; récolte avec utilisation de la hausse-tronc,
régénération des bâtisses centrales (sujet qui est un peu la part d’ombre des ruches-troncs…).

Pour en savoir plus suivez ce lien;     https://igoir.com/livre-les-techniques-de-realisation-des-ruches-troncs/

 

Les ombres qui apparaissent n’ont pas les lueurs de l’espoir…

Les ombres qui apparaissent n’ont pas les lueurs de l’espoir…

Les ombres qui apparaissent n’ont pas les lueurs de l’espoir…

J’ai côtoyé mes premières abeilles il y a plus de trente ans… Depuis, l’apiculture a accompagné toutes les étapes de ma vie.
Mais au-delà de l’apiculture, au delà des techniques, des savoir faire, des connaissances, de l’exploitation (puisqu’il y en a eu)… j’ai toujours éprouvé une fascination particulière et affective pour ce peuple ailé.
Cela s’est traduit par une attitude régulière de ma part: des heures passées, presque quotidiennement, à la simple observation des planches de vol.
Ces instants qui pouvaient être de courts moments, suffisaient à me permettre d’entrer en osmose avec un autre monde. Et cela m’était nécessaire. Je ne mentirais pas en disant que bien souvent je me sentais bien plus proche de ce monde des abeilles que de celui de mes contemporains…

Aujourd’hui je me rends compte que s’asseoir sur une pierre, face à une ruche et laisser la magie de l’observation et de la communication opérer, est devenu impossible, voir insupportable.
Nous ne pouvons plus dialoguer avec nos abeilles. Nous ne pouvons plus apprendre d’elles les secrets qu’elles laissaient échapper sur la planche de vol. Elles sont en guerre. Et ce qu’elles laissent paraître de leur intimité dorénavant n’est plus que stress, peur, défense, désarrois et angoisse.
Fini pour elles les longues balades sur le fronton des ruches ensoleillées, qui laissaient comprendre que même chez les abeilles le farniente avait son importance… Aujourd’hui s’attarder en dehors de la ruche est un risque à ne pas courir…
Fini les beaux atterrissages des butineuses qui revenaient des champs…Aujourd’hui dans la précipitation, la peur d’être kidnappées, elles s’écrasent et même parfois ratent la planche de vol…
Fini les départs aux champs, ou elles prenaient le temps, avant de s’élancer, d’inspirer fortement, de s’alléger au maximum…Aujourd’hui elle sortent comme des balles de fusil pour percer le barrage mortel des assaillants meurtriers.

Oui, parce qu’aujourd’hui, chaque ruche, chaque colonie, qu’elle soit sauvage (s’il en reste…) ou de rucher, doit faire face du tôt matin à la tombée de la nuit, aux attaques incessantes des frelons asiatiques.
A chaque envol, à chaque retour, la partie de poker se joue. Coup de poker qui conduira la perdante à être kidnappée, découpée et broyée en une infâme bouillie.

S’asseoir devant sa ruche aujourd’hui n’a plus rien de la belle sérénité des bons moments d’hier. Le bourdonnement apaisant de la colonie, celui des butineuses dans leurs allées et venues ont disparu. Etouffés par celui, menaçant et mortel des frelons en chasse, aux aguets.

Je trouve que le monde des abeilles fini par beaucoup ressembler au notre.
Et je ne suis pas certain qu’elles y gagnent au change.