WEEK-END REALISATION DE VOTRE RUCHE-TRONC.

WEEK-END REALISATION DE VOTRE RUCHE-TRONC.
WEEK-END REALISATION DE VOTRE RUCHE-TRONC.

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WEEK-END REALISATION
DE VOTRE RUCHE-TRONC.

2022

Cette année le maitre de stage sera TONY OSORIO qui fabrique des ruches troncs avec Henri Giorgi depuis de nombreuses années.

Le but.
La ruche-tronc fait partie du patrimoine traditionnelle Cévenole. Les techniques qui permettent sa réalisation, bien qu’ancestrales, sont précises.
Ce week-end d’apprentissage et de réalisation vous permettra d’aborder pratiquement ces techniques et de réaliser ce qui sera et restera durant de longues années, votre réalisation, votre ruche-tronc. Et cela, dans son intégralité.

Le lieu.
Le « Mazeldan ». Un mas typique des Cévennes, dans un cadre unique et à environ 800mètres d’altitude (Latitude: 44°13’56.36″N. Longitude; 3°39’9.18″E )
Vous êtes accueilli par la famille BOISSIER. Famille d’éleveurs (moutons, vaches) mais aussi très attachée à faire connaître leur pays, leurs traditions, leurs paysages…
Vous pourrez loger dans les chambres individuelles du gîte « tout confort »;
https://mazeldan.blog4ever.com/publications/12780337-reservation-et-tarifs

Pour des raisons d’organisation pratique, cet hébergement ne prends en charge que les personnes participantes au stage. Les personnes désirants  se charger personnellement de leur hébergement peuvent le faire sur les gites voisins ou camping de Barre des Cévennes.

Le programme.
Les troncs mis à votre disposition sont préalablement écorcés et mis aux dimensions.
Les lauzes sont ébauchées et prêtent à la taille.
La suite sera; creusage du tronc, réalisation du logement des clés, des clés, croisillons, trou de vol et taille de la lauze.

Ceux qui le désirent pourront partir avec leur ruche-tronc (Voir les conditions plus bas dans les tarifs).

Le samedi soir, Henri Giorgi sera présent au gite pour répondre à vos questions concernant l’apiculture en ruche tronc mais aussi pour ce qui concerne les possibilités d’installer des colonies d’abeilles sauvages dans votre environnement.

Votre participation.
Bien évidement s’inscrire. Attention, le nombre de place est limité à 5 personnes.
Le week-end débute le samedi à 9h et s’achève le dimanche vers 17h.

Vous devrez me précisez le jour de votre arrivée. Certains venant de loin préféreront sans doute d’arriver le vendredi soir (voir tarif).

Le tarif.
La participation au week-end sans récupérer votre ruche:  200€. Celle-ci sera installée sur un rucher tronc des environs.

  La participation au week-end et vous partez avec votre ruche: 290€

Des arrhes d’un montant de 30€ vous seront demandés à la confirmation de votre inscription.

Hébergement et ordinaire:

Le samedi et dimanche; 1pique-nique, 1repas, 1nuitée,
1petit déjeuner, 1pique-nique:  61€

                   Si vous arrivez le vendredi soir: Repas, nuitée et petit déjeuner: 45€

Pour l’ordinaire et l’hébergement vous devez vous mettre en contact avec nos amis du gite « Le Mazeldan »:

Téléphone: 04.66.45.07.18

Site: https://mazeldan.blog4ever.com/publications/12780337-reservation-et-tarifs

Les dates.

  9 et 10 Avril 2022

 23 et 24 Avril 2022

4 et 5 Juin 2022

18 et 19 Juin 2022

10 et 11 Septembre 2022

Inscription.

GIORGI HENRI
RODET. 48110 MOISSAC VALLEE FRANCAISE

TEL.06.33.35.99.05
Mail: giorgi.henri@orange.fr
Site: igoir.com

LES WK de fabrication de ruches-troncs…….

LES WK de fabrication de ruches-troncs…….
LES WK de fabrication de ruches-troncs…….

LES WEEKENDS FABRICATION RUCHES-TRONCS

 Pour certains qui ont participé aux weekends des printemps précédents, des abeilles  habitent déjà leurs ruches. Je reçois des photos, des commentaires enthousiasmants et enthousiasmés. Mon rôle est d’encourager mais aussi de tempérer le trop d’optimisme. Et c’est ce que je fais. En apiculture rien n’est jamais gagné d’avance et la vigilance reste la meilleure technique de réussite. La première année d’enruchement est une année transitoire pour les abeilles. Une année de tous les dangers. D’essaim il va falloir atteindre le statut de colonie…Et ce n’est pas gagné. La première année pour l’apiculteur sera une année d’observations fréquentes du trou de vol. Hors de question d’ouvrir la ruche. C’est un point vital. Aucun dérangement pour les abeilles. Donc il faudra suivre les aléas de la saison, les floraisons, avec beaucoup d’attention. Observer les sorties et entrées des abeilles, la tonicité de leurs activités pour déterminer si elles ont besoin d’aide ou pas. De plus en plus il faudra être attentif à la présence des frelons asiatiques… On ne peut plus faire sans. Un essaim en formation de l’année sera particulièrement fragilisé et menacé par les attaques de ces pirates. Surtout à partir du mois d’aout et jusqu’en novembre où les frelons sont généralement plus actifs autour des ruches. La tapette électrique reste l’arme la plus efficace pour le moment, même si elle ne fait guère baisser les attaques journalières (si peu).

De nouveaux weekends sont en préparations.

Weekends de fabrication de ruches-troncs : Apprendre et réaliser toutes les techniques de fabrications d’une authentique ruche-tronc cévenole. Vous repartez avec votre ruche complète.

Cette année encore les weekends se feront au cœur des hautes Cévennes à 900 mètres d’altitude dans le cadre magnifique d’un véritable mas cévenole.

POUR PLUS DE DÉTAILS SUIVEZ CE LIEN; ICI

 

Aidez vos abeilles contre les frelons…

Aidez vos abeilles contre les frelons…

L’automne…aï!
Les attaques de frelons se multiplient. Ils ont pris de l’assurance et les nids de l’ampleur…Toujours aussi bien cachés, indétectables, enfouis dans les plus hautes cimes. La chute future des feuilles nous fera dire;
-Tiens, regardes, il était là, à quelques centaines de mètres du rucher…

Ce matin encore j’ai été admirer les vols d’artifices des jeunes abeilles qui auront la lourde responsabilité d’aborder les futurs travaux printaniers. Ce seront d’elles en partie que dépendront les réussites ou les échecs du printemps à venir.
On voudrait les protéger, on voudrait faire que cet hiver qui pointe le nez soit un vrai moment de repos et de sécurité pour elles.
Mais le bourdonnement caractéristique des frelons en chasse nous rappelle très vite à la réalité.
Quoi de plus facile pour eux que de puiser leur butin dans ce vol d’artifice? La ruche est un distributeur automatique de gibier d’élevage. Ils arrivent au ras de terre, monte brusquement dans le vol plein d’innocence des jeunes abeilles, se saisissent d’une proie et repartent lourdement faire leur œuvre de dépeceur sur une branche à quelques mètres de là…
Voilà, c’est simple.
Seulement la colonie attaquée, elle, perd à chaque attaque une cellule vivante d’avenir, une once d’énergie qui sera à décompter pour l’hivernage. Sans compter le sentiment d’impuissance pour l’apiculteur qui à chaque agression sent monter en lui la frustration de ne rien pouvoir faire pour contrer ces agressions. La rage!
Tout de même, il y a un petit quelque chose que cet apiculteur peut faire. Non pas pour régler le problème « du frelons asiatique » de façon définitive. La localisation, puis la destruction des nids de frelons reste un problème majeur face à l’espoir d’éradication de cette espèce invasive. Et même, chacun y allant de son action personnelle pour la destruction des mères fécondes au printemps et en automne, l’invasion à mon avis n’est pas prête de perdre en expansion.
Ce petit « quelque chose » ne s’adresse bien sur qu’à ceux qui ne possèdent que quelques ruches à proximité de chez eux.
Il faut pouvoir avec facilité se rendre sur place et ne pas posséder plus d’une dizaine de ruches. Au delà…la chose prendrait trop de temps.
Les frelons asiatiques semblent ne pas fonctionner au hasard dans leurs attaques. Un certain nombre, semblent, aprés avoir découvert une manne de gibier (une ruche, un rucher…), s’y attacher avec une obstination morbide.
Ils partent du nid, attaquent la ruche ou les ruches qu’ils connaissent, dépècent, reviennent au nid. Et ainsi de suite.
Éliminer ces frelons dans la mesure du possible, permet aussi d’éliminer cette chaîne de carnage bien établie et réglée au quart de poil…
C’est ce que j’ai entrepris de faire depuis quelque temps.
Qu’ai je constater;
Mes ruches qui sont attaquées par environ une dizaine de frelons à l’heure, bénéficient après élimination des frelons (si l’élimination se fait le matin) d’une journée relativement tranquille. La réappropriation du terrain par les frelons se refait progressivement en deux-trois jours. Même si le problème n’est pas résolu, reste que cela sauve la vie d’un sacré paquet d’abeilles…
Pour éliminer les frelons j’utilise une raquette électrique renforcée (explication à la suite).
L’utilisation de cette raquette est très pratique car il suffit de toucher l’insecte pour qu’il tombe à terre. L’écrabouiller comme il le mérite n’est plus ensuite qu’un défouloir. « Défouloir » certes un peu primaire. Mais pour qui imagine dans le détail le calvaire de l’abeille; enlevée, puis découpée en morceau par le frelon pour être donnée en pâture à ses larves immondes, cela reste tout à fait humain.
Nos abeilles ont peu de moyen de défense contre les attaques de frelons. Lorsque l’attaque est extérieur à la ruche (devant la planche de vol), la seule défense est l’évitement. A bien observer il s’agit d’un véritable combat aérien chargé d’acrobaties aériennes d’où les abeilles d’ailleurs se tirent fort bien. Mais il suffira d’une butineuse fatiguée ou alourdie par le poids de ses pelotes de pollen, donc moins agile, pour offrir la victoire au pirate.
Par contre, l’attaque directement sur la planche de vol, même si plus rare, donne des atouts aux abeilles.
La rapidité de réaction des gardiennes est spectaculaire; Le but semble être de fixer l’intrus au sol afin de permettre à un maximum d’abeilles de se précipiter sur lui jusqu’à faire une énorme boule grouillante, offensive, tueuse.
Mais jouer du dard n’est pas joué. Pas contre le frelon asiatique. Il semble qu’aucune faille ne soit pénétrable dans son armure. Les abeilles vont tenter de l’étouffer, de l’asphyxier, de le surchauffer…Pour quel résultat…? La mort? la fuite?
J’aimerais le constater, mais je n’en ai encore jamais eu l’occasion.
Toujours est-il que parfois je me plais à saisir un frelon (un peu estropié) et à le livrer en guise d’entraînement à mes abeilles (voir vidéo).
Ne riez pas, j’ai l’impression de faire bien.

Comment préparer une raquette électrique de qualité minable en véritable arme de guerre.
Vous l’avez sans doute remarqué la qualité des raquettes électriques, bien que trés efficace dans le principe, n’en reste pas moins plus que douteuse en matière de montage.
Casse du cerclage plastique des rayons aprés un choc moyennement violent, chute des rayons après une petite torsion du cerclage, manche fendu-irréparable après un coup un peu violent contre l’armoire, connecteur de la pile en perdition dans le manche après chute de la raquette….
Bref, juste un petit énervement de quelques secondes après un mouche, et votre raquette ne peux plus vous assurer la victoire à Wimbledon…
Alors voilà quoi faire pour que votre investissement de 12€ à la quincaillerie du coin dur des années.

Materiel; Un pistolet de colle à chaud et du ruban adhésif.

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Raquette classique, pas chère, pas solide.

 

 

 

 

 

 

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A l’aide du pistolet, encollez largement le pourtour intérieur du cerclage qui maintient les rayons. De chaque côtés.
Démontez la trappe de pile. Ôtez la pile. Il y a un vide entre le fond du manche et le contacteur de la pile. Vous le remplissez de colle. Attendez que la colle durcisse. Remettez la pile et refermez la trappe.

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A l’aide du ruban adhésif passez quatre à cinq épaisseurs entre la base du cerclage et la moitié du manche. Vous ferez de même avec l’extrémité du manche en passant sur la trappe de pile.

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Votre raquette est maintenant indestructible…

C’est pas tous les jours la fête…

C’est pas tous les jours la fête…
La prédation est souvent cruel mais bien sur nécessaire aux équilibres naturels.
Mais c’est pas tous les jours dimanche pour les prédateurs…
Ici, les frelons asiatique considérés comme des bêtes de guerre, perdent un peu de leur prestige..
Mais bon, on sait bien les ravages qu’ils occasionnent au sein de nos cheptels d’abeilles.
Alors si on peut se foutre de leurs mandibules de temps en temps…pourquoi se priver!
Voir la vidéo: https://youtu.be/6WtE_P2lHAk

 

LA RECOLTE ET PRESSAGE DU MIEL DE RUCHE-TRONC

LA RECOLTE ET PRESSAGE DU MIEL DE RUCHE-TRONC

Une ruche-tronc sur laquelle a été posée une hausse-tronc. La récolte présentée est celle que pratiquaient les anciens (sans la hausse qui n’était pas une pratique répandue). Découpe des rayons, pressage à la main dans un tissu adapté (ici remplacé par un voile en nylon). Cette méthode est suffisante pour un possesseur de 1 ou 2 ruches. Au delà, le petit pressoir à fruit sera le bien venu.

Suivez le lien; Recolte et pressage

Transvasement par « tapotage » d’une colonie logée dans une vieille ruche-tronc

Transvasement par « tapotage » d’une colonie logée dans une vieille ruche-tronc

LE TRANSVASEMENT D’UNE COLONIE

Il fallait bien que cela arrive!
On a plus vraiment l’énergie pour porter une lauze de plusieurs kilos.
Plus vraiment la santé pour lutter contre les attaques du temps.
On se fend, on s’étiole, on s’émiette…
Le temps est venu de rendre la main.

L’opération s’appelle « Le Tapotage » mais c’est plutôt une bonne bastonnade.
Rendez vous sur le lien à suivre;  cliquez ici

 

 

 

VISITE D’UN RUCHER-TRONC

VISITE D’UN RUCHER-TRONC

Visite rapide d’un rucher-tronc Cévenole encore habité d’abeilles. Certaines de ces ruches-troncs peuvent avoir dans les 200 ans. La visite consiste à évaluer l’état des colonies et faire des prélèvements d’abeilles afin de déterminer leur origine (abeilles noires locales).

RÉSERVEZ VOTRE (VOS) RUCHES-TRONCS. Devis, vente, renseignements…

RÉSERVEZ VOTRE (VOS) RUCHES-TRONCS. Devis, vente, renseignements…

La fabrication des ruches-troncs cévenoles demande une grande attention sur la qualité du bois utilisé. Une ruche-tronc doit perdurer entre ses deux lauzes durant un siècle ou deux. Des centaines de générations d’abeilles doivent pouvoir vivre en toute quiétude et sécurité dans cette enceinte fortifiée.
Le châtaignier est pour nous l’essence préférable à toute. Ce bois imputrescible grâce au tanin qui imbibe ses fibres, a fait ses preuves au cours des siècles. Certaines des ruches de nos ruchers-troncs ont plus de 200 ans. C’est pourquoi, suivant cette magnifique tradition, je suis toujours en recherche des troncs qui offriront la meilleure opportunité pour devenir des ruche-troncs.

st maurice de ventalon 008SUITE DE L’ARTICLE SUR LA PAGE; Cliquez sur ce lien

100 000 00 d’années pour ça!

100 000 00 d’années pour ça!

La journée est estivale, chaude, ensoleillée…Les prairies semblent avoir été créées par un peintre amoureux, tant elles flamboient sous la couleur des fleurs…En lisière des bois, les acacias voient pendre les grappes lourdes de leur fleurs odorantes, enivrantes… Et pourtant… La nature est silencieuse. Il manque un bruit de fond. Ce bruit que nous n’entendions plus, tellement il faisait partie de nous même, de notre vie, de notre sérénité…Ce bruit doux, rassurant, celui qui pour la plupart d’entre nous représentait l’été, les vacances, la maison des grands parents, le jardin magique aux milles odeurs… Ce bruit, le bourdonnement des abeilles. Il a quasiment disparu !

La petite Lisa qui demandait à son grand père ; -Où elle habitent les abeilles papi ? » Ne verra plus qu’un doigt tendu vers les quelques ruches disposée au fond du verger ;

-Avant, elles habitaient là bas…mais… !

rucher vide

Les abeilles vont disparaître.

Vous ne le remarquez sans doute pas, mais les populations naturelles ont DEJA en grande partie disparu. Il y a quelques années en arrière (disons une génération) nous trouvions un nombre important de colonies d’abeilles sauvages dans les vieux châtaigniers, les murs de pierres, les rochers…Il était facile de peupler son rucher avec les essaims sauvages qui parcouraient notre ciel… Aujourd’hui les arbres creux restent vides. Vous pouvez parcourir des hectares de châtaigneraies…

Ne cherchez pas...il est vide!

Ne cherchez pas…il est vide!

vous ne trouverez pas un essaim d’abeilles.Vous pouvez observer les prairies fleuries…celles qui bruissaient et qui résonnent peut être encore dans vos souvenirs d’enfant…vous n’y verrez que les rares abeilles probablement issues des populations d’un rucher voisin.

Le constat est amer pour qui aime la nature. Pour qui sait l’importance des abeilles dans l’équilibre de cette nature . Pollinisation…diversité entomologique…plus simplement respect du vivant…

Mais que se passe t’il ?

Réchauffement climatique… ? Celui là a bon dos. On lui octroie toutes les sources de nos angoisses et même s’il est évident qu’il participe largement aux transformations actuelles et à venir de notre monde, il reste bien pratique pour justifier l’inexplicable , l’irraisonné et l’irraisonnable !

Pesticides répandus par l’agriculture intensive ? Là, il y a fort à parier que nous tenons un présumé coupable, très, très coupable. Mais comme il a les moyens de se payer d’excellents avocats et de non moins excellents arguments « finance-faim-dans-le monde-emplois », les abeilles, en victimes, n’ont guère à espérer la moindre reconnaissance.

Les méthodes intensives d’exploitation des abeilles… ?  Méthodes intensives d’exploitation . Oups, le vilain groupe de mots !

La ruche à cadres n’a pas été conçue pour le bien être des abeilles. Qui le penserait, se mettrait le doigt dans l’œil bien profond. Les cadres mobiles sont certes bien pratiques. Tout à fait rationnels. Ils permettent une pénétrations totale dans l’intimité de la colonie. La ruche à cadre est un livre d’histoire naturelle dont les pages sont les cadres. Il suffit de parcourir les indices qu’ils recèlent pour découvrir la vie passée, présente et parfois à venir de la colonie.  Hélas pour les abeilles !

Opération chirurgicale

Opération chirurgicale

Nous, êtres humain, nous savons bien que le moindre déraillement dans le comportement d’une des fonctions de notre organisme peut nous mener sur une table d’opération. Anesthésie, ouverture du corps, tripatouillage de tel ou tel organe, saignement abondant, soins, fermeture de la plaie béante, réveil, traumatisme post opératoire plus ou moins marqué…Enfin, le commun d’une opération chirurgicale… Chez l’être humain qui a eu à subir une opération, on envisage un espace temps nécessaire à sa réintroduction dans le système de fonctionnement de ses capacité à vivre normalement.

Pour l’abeille… la ruche refermée après ouverture, manipulation des cadres, remplacement de tel élément, tripatouillages plus ou moins adroits, on imagine, la conscience tranquille, que notre action à été bénéfique, voir indispensable…. Que seraient les abeilles sans notre génie ! Mais pensez vous que l’ouverture d’une ruche et les manipulations entreprises soient autre chose qu’une opération chirurgicale.

Le comportement de chaque cellule-abeille est parfaitement orchestré au service de l’équilibre vital de la colonie. L’ordonnancement des rôles de chacune est minutieusement établi minute par minute. Les fonctions qui régissent l’intérieur de la colonie sont les mêmes qui régissent celui de n’importe quel organisme vivant. Les réactions biologiques, sociales, physiques ou psychiques sont actives en permanence afin de maintenir cet équilibre vital. La « visite » d’une ruche à cadre ne peut se faire sans conséquences graves ; Extraction de cadres, cellules écrasées, vidées, épanchement de miel, abeilles-cellules tuées, perte de chaleur ou au contraire surplus de chaleur dûe à la désorganisation de la chaîne de climatisation dans la ruche, désorganisation générale de la grappe…Un traumatisme invisible, mais bien réel. Un affaiblissement de l’efficacité de toutes les fonctions… Il faudra plusieurs jours avant de retrouver un équilibre parfait.

...aprés ouverture!

…aprés ouverture!

C’est pourquoi, dans une optique d’apiculture non productiviste, il faut préconiser, il faut réhabiliter la ruche-tronc. Cette apiculture est celle du regard, du ressenti et du respect. La ruche tronc est une façon de dire ;

« Revenons en arrière et réfléchissons à ce que nous voulons »

1 Produire du miel ;

Par stimulations nutritionnelles irraisonnées !

Par sélection de reines devenues des formule 1 de la ponte !

Beaucoup de couvain ...mais peu de miel!

Beaucoup de couvain …mais peu de miel!

Par sélections de « races » données pour de supposées qualités qu’elles échangeront pour tout leur contraire dés l’hybridation naturelle survenue !

Par des déplacements géographiques successifs sur des aires de butinage dont les colonies ne sont pas obligatoirement coutumières !

C’est un choix. Un choix que j’ai fait alors que je voulais vivre de l’apiculture. Il n’y en avait pas d’autre. J’ai ainsi connu l’age d’or (il y a une trentaine d’années). Sans effort les ruchers se gonflaient d’eux mêmes de colonies dont le développement n’était entravé que des quelques maladies connues et facilement combattues. La règle à l’époque était simple ; avoir toujours à la tête de nos colonies de jeunes reines. Elles étaient garantes de fortes populations, et par là, de bonnes récoltes. Pourquoi a t-il fallu que nous répondions présent aux annonces mirobolantes qui nous venaient de part le monde et annonçant l’existence de « races » d’abeilles tellement supérieures à la nôtre. Notre bonne abeille noire. Des noms prestigieux ont apparu ; La Buckfast…venue d’Angleterre, la Carnolienne nous faisait des signes des Carpates, la Caucasienne de Géorgie et même l’Italienne qui pourtant avait du mal avec les longs hivernages…J’en oublie sûrement. Ce que je n’oublie pas, c’est que cette folie de ne voir qu’avantages dans le pré voisin, nous a détourné de l’essentiel en apiculture ; Le respect de l’existant. Cet existant qui s’est bâti sur des millions d’années de formation, de résistances, de combats, d’adaptations et qui possède en lui toutes les qualités propres à un lieu, à un environnement qu’il connaît jusqu’au fond de ses gènes. La punition n’a pas traîné. Varroa est arrivé (se serait lui faire trop plaisir que de vous le présenter…Allez donc faire sa connaissance sur internet! )

L Varroa est arrivé parce que nous l’avons fait venir. Parce que nous voulions « mieux » que ce que nous avions. Parce que nous ne savons pas qu’en important une espèce vivante nous avons toutes les chances d’importer avec elle ses parasites.

Il ne suffisait pas des nouveaux traitements chimiques sur les grandes cultures ; Colza, tournesol…

epandage colza

Traitements épandus en dépit du bon sens sur la fleur, au milieu des abeilles et autres insectes butinant et pollinisateurs. L’ennemi cette fois s’attaquait directement à l’organisme et au développement des essaims. De 10% d’augmentation annuelle et naturelle d’un cheptel on passait à 70% de perte de cheptel en deux ou trois années. La réaction du monde apicole fut à l’image de sa stupide inconscience ;

Panique!

Je parle là des années 1985…1990. Aujourd’hui 2014…la panique est toujours à bord. Le Varroa est partout ; Il ne connaît aucune limite d’invasion. Son principe d’attaque est simple ; Il se répand par abeilles interposées, profite des transhumances et des mélanges de population pour étendre son empreinte sur tout ce qui est abeille. Il se reproduit dans la ruche même, au sein du couvain des faux bourdons.

varoa en cellule

Il vampirise les abeilles (on peut en apercevoir de nombreux sur une seule abeille) jusqu’à épuisement et mort de celle ci. Sa prolifération est telle, qu’en trois années, il met au tapis ce qui pouvait être une forte colonie.

Dans cette histoire, ce qui devrait nous inciter à la plus grande humilité, n’est pas le fait d’avoir commis la bêtise d’introduire dans notre cheptel son pire ennemi. Ce serait plutôt la constatation que nous ne savons pas comment nous en défaire. Ce que je décris là, n’est que le fruit d’un comportement inhérent à l’espèce humaine (et aux vaches) ;

vache

L’herbe, dans le pré voisin est tellement meilleure…!

2 Faire de l’apiculture…pour les abeilles.

Le deuxième choix pour ceux qui ne désirent pas vivre de l’apiculture, pour ceux qui n’ont pas vocation à être des supers producteurs de miel, pour ceux qui portent un regard attentif et responsable sur leur environnement, est simple; Offrir aux colonies d’abeilles des zones de vie protégées. Accompagner une ou plusieurs colonies, en être responsable dans la mesure de ses connaissances et permettre, voir favoriser, un  essaimage naturel qui pourrait être comparé à un réensemencement des zones désertées par l’abeille.

Ce ne serait déjà pas si mal…Non!

Pour cela quelles conditions faut t’il réunir?

Un espace maîtrisé et sûr. Un espace personnel. L’aventure n’est jouable que si les conditions d’installation d’une RUCHE_TRONC sont parfaitement établies dans la durée, la stabilité et la sécurité.

st maurice de ventalon 008

Des notions, non seulement d’apiculture, mais plus encore, de bonnes connaissances de la vie des abeilles; anatomie, physiologie, comportement…bref tout ce que l’on peut découvrir avec passion dans la littérature spécialisée. Il est impossible d’accompagner un aveugle si nous même nous somme frappé de cécité. Ne comptez pas sur les abeilles pour vous prendre par la main. Elles ne vous connaîtrons jamais. C’est à vous d’avoir le sens et le jugement du chemin à parcourir avec elles. Il en va de leur survie et de votre satisfaction à vivre des moments de grands bonheur en leur compagnie. Sachez qu’avec les abeilles, l’instant présent où tout se passe parfaitement bien, peut trés vite déraper et donner lieu à des situations difficiles et douloureuses. Les connaitre bien, c’est savoir ne pas déclencher cette volte face dont nous sommes souvent les responsables.

Enfin ce qu’il faut aussi, c’est accepter de n’être payé en retour de nos efforts et de nos soins que par le résultat de l’idée qui a motivé notre démarche. Le résultat  sera l’essaimage. Un essaim parti de notre RUCHE-TRONC est une graine précieuse plantée dans notre environnement. Ou ira t’il si nous ne le récoltons pas? Que deviendra t’il…? Cela, c’est l’histoire de la nature. Nous offrons la graine, et elle, sont immensité à repeupler…

Le petit plus sera une modeste récolte de miel…Mais quel miel! 

Suite au prochain numéro