Que les puces d’un millier de chiens galeux infestent le cul de celui qui vous gâchera une seule seconde de votre année 2011, et que les bras de cet abruti deviennent trop courts pour qu’il ne puisse jamais se le gratter…
Aata
Aata
Tu ne vois de moi qu’une apparence de fixité sculpturale?
Et pourtant!
laisse moi te raconter ce qu’a été mon existence.
Je suis née dans les iles…
J’ai des souvenirs de rivages éblouissants.
D’ ombres ciselées, de palmes nonchalantes.
Et d’un regard.
Au fil des éclats de mon bois, je voyais dans ce regard
L’aboutissement d’un amour absolu.
***
Les îles n’étaient pas assez grandes.
Il fallait d’autres espaces.
La folie des voyages
La peur de la solitude…
Et l’obscurité d’un intérieur
A fait de moi, une forme à meubler le vide.
***
Je n’ai pas compté les années
La poussière, la crasse du temps ont noirci et éteint ma lumière.
Parfois le regard se posait sur moi
Une étincelle, brouillée des nimbes de la mélancolie
Appelait des souvenirs
Qu’il fallait oublier.
Les hommes meurent.
D’autres les remplacent.
Ceux là, ne savaient rien des amours absolus
La maison se devait d’être vidée
Le notaire en offrait le bon prix.
C’est à la décharge que l’on pèse, la valeur de ceux qui ne sont plus.
***
Sous les miasmes putrides
Sous les matières chimiques
Dans le vomi des poubelles immondes
J’ai appris que l’histoire des hommes
Ne valait qu’un temps
Celui de leurs illusions.
***
Mais, regarde comme un soleil
Peut toujours se lever,
De là où tu ne l’attendais pas
Un matin, une main m’a saisi
J’ai rencontré un regard
Un regard d’amour absolu
Pas un jour sans son regard
Sa main passe sur mon visage
Il me parle de tendresse
Mon sourire est pour lui
Il sait mon nom
Aata



